Le bateau échoué à l’anse Vata sauvé

Un voilier de douze mètres s’est échoué dimanche aux alentours de 14 h sur le platier de l’anse Vata, à proximité du casino. Il aura fallu attendre 13h30, hier, pour que le bateau soit déséchoué.

Dans les environs de 14 h, dimanche, le voilier Le Malia s’est échoué sur le platier de l’anse Vata. Propriété de Yannick, un marin d’une cinquantaine d’années, le bateau aurait dérivé après que le mouillage se soit rompu. Le marin essayait de le ramener à son domicile à Sainte-Marie depuis deux jours, mais le vent, contraire, ne lui a pas été favorable. Le SNSM est d’abord intervenue pour analyser la situation.

Troisième incident pour Le Malia

Échoué sur le banc de sable, Le Malia n’était pas déplaçable par les secours. Ils ont essayé de contacter le propriétaire, Yannick, qui n’a pas répondu. Ils ont donc décidé de laisser sur place un bateau sur lequel ils intervenaient pour la troisième fois. Le COSS a ensuite pris le relais, confiant que « des bateaux qui échouent, il y en a partout, mais ici c’est assez exceptionnel ».

L’homme a finalement décidé de s’occuper par lui-même de déséchouer son bateau, en attendant la marée haute, hier, vers midi. La raison de le faire seul ? Un bateau sans assurance, et des frais montant jusqu’à 400 000 francs pour le sortir de là. Yannick précise qu’il a eu un grave accident il y a sept ans. Un bateau lui est rentré dedans, causant des blessures importantes à sa copine de l’époque, notamment au cerveau, ainsi qu’à lui, l’obligeant à passer un mois à l’hôpital pour des problèmes de dos. Alors assuré, cela n’avait pourtant pas fonctionné pour le remboursement, selon lui parce que l’affaire l’opposait à « un Caldoche, qui a le pouvoir en Caldochie ». Déçu de l’assurance, il a décidé de ne pas renouveler le contrat.

Un taxi-boat en soutien

C’est ainsi que nous l’avons retrouvé à 11h20, hier, sur son annexe de 15 cv, et en compagnie d’un ami, remontant à bord du Malia. Après quelques inspections et un état des lieux, il est remonté sur son annexe avec un bout afin de dégager le bateau d’une bien mauvaise affaire. Après plus d’une heure de tentatives vaines et d’insultes proférées à l’encontre de son camarade et de son voilier : « mais quel bateau de merde ! » L’homme s’est résigné à ne pas le bouger seul. « Que veux-tu que je fasse avec un moteur de 15 cv », a-t-il dit en revenant sur la plage. Effectivement, le rapport de force avec un voilier de 12 mètres échoué était d’entrée peu favorable pour le marin. Le propriétaire d’un taxi-boat, présent sur le bord de la plage, lui est venu en aide. Avec la puissance de ces deux moteurs, Le Malia a pu regagner le large vers 13h30, malgré le bout qui a lâché à de nombreuses reprises.

Eloi Coupry

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