Au-delà de la grande conférence de santé, trois dossiers économiques et sociaux ont été débattus lors de la séance collégiale de mercredi. La loi du pays votée mercredi pérennise le dispositif dérogatoire au code de l’urbanisme pour les entreprises sinistrées lors des violences de mai 2024. Ce texte, adopté à l’unanimité, transforme une mesure temporaire en cadre juridique stable. Les entreprises incendiées pouvaient reconstruire rapidement sans respect des évolutions réglementaires, mais le texte qui les y autorisait, une simple délibération, arrivait à expiration. Christopher Gygès revient sur cette nécessité de consolider l’arsenal juridique en affirmant que « on avait prévu un texte qui permettait aux entreprises qui avaient été incendiées de reconstruire sans permit de construire. Ce texte était que sur une délibération et qui allait prendre fin. Donc là, on a fait voter une loi du pays qui permettra de pérenniser le dispositif, de le sécuriser juridiquement et donc de faciliter la vie des entreprises et des entrepreneurs qui souhaitent reconstruire. » Le texte prévoit une simplification administrative importante : une simple déclaration préalable suffira et les travaux pourront démarrer dès le dépôt. Cette accélération vise à réduire les délais d’inactivité des entreprises, facteur majeur de pertes d’exploitation.
Chocolat : fin des quotas
Le second dossier révèle les marchandages accompagnant les investissements industriels. La levée des stops à l’importation de chocolat faisait partie des conditions imposées au groupe Les Cacaos du Pacifique pour obtenir son aide à l’investissement. Gygès défend cette orientation stratégique en rappelant que « c’était important symboliquement en accord avec l’industriel d’avoir la levée de ces stops et que les Calédoniens puissent avoir du choix. » Des protections subsistent sous forme de taxes, mais les quotas d’importation ont disparu.
Retraites et RUAMM : accord trouvé
Un accord a été trouvé avec l’État sur le déblocage des fonds destinés aux retraites et au RUAMM après des négociations âpres. Le gouvernement affirme avoir résisté à des conditions jugées anti-économiques, et la convention devrait être signée dans les prochains jours, assurant le paiement normal des retraites jusqu’à la fin de l’année.
Claire Rio-Pennuen




