Dans le contexte politique, économique et social actuel, l’EPKNC (Eglise Protestante de kanaky Nouvelle-Calédonie), qui a pris fait et cause pour l’indépendance, a publié un long communiqué, dont la CEVAA, la Communauté d’Églises en mission se fait l’écho.
Ce communiqué est adressé aux Églises du Pacifique, aux organisations œcuméniques internationales et aux parlementaires français. Selon la CEVAA, un organisme protestant créé en 1971 et qui regroupe des Églises protestantes francophones, l’EPKNC tire la sonnette d’alarme sur la situation institutionnelle et politique de la Nouvelle‑Calédonie et « affirme que l’archipel traverse un moment de gravité historique marqué par l’essoufflement du processus de décolonisation et une profonde crise de confiance ». Dans son communiqué, l’EPKNC estime que le rééquilibrage est un échec et, selon la CEVAA, elle « dénonce une accumulation d’inégalités économiques, sociales et symboliques ayant progressivement nourri un sentiment de rupture entre une partie de la population kanak et l’État français ». Dans son communiqué, l’Église protestante affirme que « la paix ne peut être réduite à la seule absence de conflit ». Jugeant que « les blessures historiques de la colonisation demeurent ouvertes », l’EPKNC, explique la CEVAA, estime « qu’une paix véritable suppose des relations restaurées, une mémoire reconnue et le respect de la dignité des peuples ». L’EPKNC, dont l’essentiel des fidèles sont kanak et militants indépendantistes, insiste également sur le fait que « la résurrection du Christ ne saurait justifier la domination d’un camp sur un autre ». Si elle se défend de vouloir rendre religieuse une position partisane, l’EPKNC appelle « à une conversion collective fondée sur la vérité, la justice et la responsabilité ».
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Nicolas Vignoles




