Un homme de 31 ans et une femme de 43 ans, en couple et habitant Nouméa, ont été condamnés, mardi, à un an et demi de prison pour violences réciproques. Lui reste incarcéré, tandis qu’elle est placée sous surveillance électronique.
Oui, « j’ai pris un couteau et je l’ai menacé, mais je ne voulais pas le tuer », rassure la prévenue. Ces dernières années, les disputes ont été nombreuses et parfois violentes.
Un jour, il lui a donné « des coups de pied pendant qu’elle était au sol : elle avait le visage enflé comme un poisson-ballon », raconte une témoin.
« Il n’y a rien à dire, j’ai encore frappé », concède l’homme dans le box des accusés, déjà condamné par le passé pour des faits similaires. « J’ai payé pour ce que j’ai fait, je ne voulais plus refaire la même chose », mais avec madame « je pensais que ça pouvait s’arranger », alors à sa sortie de détention il s’est remis en couple avec elle. « Au final, ça ne mène à rien », car cette relation est « toxique », sanglote l’accusé.
A son tour à elle d’être interrogée par la présidente de l’audience, Hélène Gaillet. « Je reconnais, j’ai fait des choses qui ne sont pas bien », comme cette menace avec un couteau ou ces provocations régulières. « J’étais sous son emprise », mais maintenant « je ne veux plus le voir. Alcool, cannabis : j’étais à fond. Pour moi, c’est terminé tout ça. Moi, maintenant, c’est ma famille, mon fils », insiste-t-elle à la barre, après un mois de détention provisoire. « Ça, c’est avec votre casquette de victime, mais avec celle d’auteur », qu’avez-vous à dire, la coupe Hélène Gaillet.
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Anthony Fillet



