Face à des réserves jugées critiques, le Centre du don du sang de Nouvelle-Calédonie a ouvert exceptionnellement ses portes samedi matin. Un succès qui confirme la solidarité des Calédoniens, mais rappelle aussi l’urgence d’inscrire le don dans la durée.
Samedi 25 avril, dès 8 heures, le CDS (centre du don du sang) a accueilli un public inhabituellement nombreux. L’établissement, ouvert exceptionnellement jusqu’à midi, répondait à une situation devenue préoccupante : des réserves de sang à un niveau critique et des stocks qui peinaient à se reconstituer.
« Depuis plusieurs mois, les stocks ont drastiquement diminué et on n’arrivait pas à les remonter, alors que les besoins sont continus », explique la docteure Frédérique Duval, médecin au CDS. Le besoin, rappelle‑t‑elle, ne connaît pas d’interruption : les patients nécessitant une transfusion doivent pouvoir être pris en charge à tout moment. « Le sang est un médicament que l’on ne peut pas acheter en pharmacie ».
L’enjeu dépasse le territoire : la Nouvelle‑Calédonie fournit également « 100 % du sang pour Wallis‑et‑Futuna », qui ne dispose pas de centre de collecte. « C’est un besoin vital que les stocks soient maintenus à un niveau important. Si on ne peut pas transfuser ceux qui en ont besoin… », souligne la médecin, laissant mesurer la gravité d’une éventuelle rupture.
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Ide de La Rochebrochard



