S’il espérait décrocher une première médaille européenne en individuel, le judoka calédonien a été éliminé dès les huitièmes de finale de la compétition continentale, samedi en Géorgie.
« J’aborde ces championnats d’Europe sans pression particulière. La préparation a été bonne, que ce soit sur le plan physique, technique ou dans la gestion du poids. » A l’aube de la compétition continentale, Alexis Mathieu (26 ans, 19e mondial) affichait une forme de sérénité. « Sur le plan technique, j’ai beaucoup travaillé ces derniers mois, a-t-il expliqué, interrogé par son club, le PSG Judo. J’ai axé ma préparation sur la mobilité, mais aussi sur les liaisons debout-sol, pour être plus complet et plus efficace dans les enchaînements. L’idée est d’avoir plus de solutions en situation de combat et de mieux exploiter chaque séquence. »
Malheureusement, à Tbilissi, capitale de la Géorgie, tout ne s’est pas déroulé comme espéré. Malgré une forme étincelante ces derniers mois, avec notamment un nouveau titre national en décembre et une médaille de bronze au Grand Slam de Paris en février, le Calédonien, qui assumait vouloir « aller chercher le podium », après sa cinquième place de l’an dernier, a vu son parcours européen s’arrêter net dès les huitièmes de finale.
Rendez-vous en Mongolie
Après une victoire inaugurale sur le Russe Egor Andoni (24 ans, 26e mondial), sur un waza-ari, Alexis Mathieu, guère épargné par le tirage au sort, est tombé au tour suivant face au Serbe Nemanja Majdov (29 ans, 7e mondial). Et au terme d’un duel particulièrement disputé face au champion du monde 2017 et vice-champion du monde 2024, le Cagou s’est finalement incliné aux pénalités dans le Golden Score, après plus de neuf minutes d’opposition. Frustrant, forcément. Une défaite précoce qui a même privé Alexis Mathieu du tournoi de repêchage.
Une déception que le judoka calédonien devra vite oublier alors qu’il sera de retour sur les tatamis en juin prochain, en Mongolie, pour disputer le Grand Slam d’Oulan-Bator (19-21 juin). Un autre rendez-vous important qui marquera le début de la course olympique en vue des Jeux de Los Angeles en 2028.
Déjà neuf médailles
Avant le dernier jour de compétition, qui devait voir Kaïla Issoufi (-78 kg), Léa Fontaine (+78 kg), Romane Dicko (+78 kg) et Mathéo Akiana Mongo (+ 100 kg) entrer en piste, l’équipe de France comptait déjà neuf médailles. La délégation tricolore a notamment été portée par Shirine Boukli (-48 kg) et Luka Mkheidze (-60 kg), tous deux titrés à Tbilissi. Amandine Buchard (-52 kg), Manon Deketer (-63 kg) et Melkia Auchecorne (-70 kg), battues en finale, ont dû se contenter d’une médaille d’argent alors que Sarah-Léonie Cysique (-57 kg), Walide Khyar (-66 kg), Dayyan Boulemtafes (-73 kg), Maxime-Gaël Ngayap Hambou (-90 kg) repartent de Géorgie avec une médaille de bronze.
Légende : Alexis Mathieu, ici lors du Grand Slam de Paris en février dernier, court toujours après une première médaille individuelle, chez les seniors, sur la scène européenne. Il compte tout de même une médaille d’or, décrochée en équipe, à Zagreb (Croatie) en 2024. (© IJF)



