Mardi prochain, au terme d’un week-end de trois jours, et en toute discrétion puisque ça sera à huis-clos, c’est-à -dire sans public, sans média, et sans retransmission sur la Web TV, les élus du Congrès vont se réunir pour examiner encore une fois « le projet de délibération approuvant le pacte en vue de la sauvegarde, de la pérennité et de la compétitivité de l’industrie du Nickel en Nouvelle-Calédonie ». Nous saurons enfin (espérons-le) s’il y a une majorité pour approuver ce pacte et autoriser Louis Mapou à le signer. En revanche, s’il n’y a pas de majorité, c’est-à -dire si le Congrès dit non au Pacte, personne ne sait ce qui se passera alors. Si l’on en croit le gouvernement central qui nous a asséné un « pas de pacte, pas de repreneur », on peut s’attendre à des moments difficiles, en particulier pour tous ceux qui travaillent dans le secteur nickel. C’est sans doute dans cette perspective, que les institutions, les unes après les autres, ont adopté des dispositifs de soutien à ceux qui risquent de se retrouver sans emploi. Maintenant nous sommes à la veille de la grande fête chrétienne de Pâques, qui célèbre la Résurrection du Christ. Le processus de résurrection implique qu’auparavant, il y ait eu mort. Passez-moi le raccourci, mais aujourd’hui on se demande si certains n’agissent pas de la sorte pour qu’il y ait mort de la Nouvelle-Calédonie, sans être certains pour autant qu’elle sera suivie de sa résurrection.
Nicolas Vignoles




