La Nouvelle-Calédonie demeure très en retard sur l’utilisation des véhicules électriques. Le territoire cumule pourtant plusieurs atouts, notamment en matière de production d’énergie propre. De plus, les infrastructures progressent et les aides existent. Cependant, les objectifs fixés en 2028 et 2025 restent encore très éloignés.
La place du véhicule électrique sur le territoire reste encore marginale. Pierre Krafft, directeur général de SLK Mobility, acteur majeur de l’écomobilité en Nouvelle-Calédonie, estime qu’environ 700 véhicules électriques circulent aujourd’hui, soit autour de 2 % du parc. Si le marché progresse – une centaine de ventes enregistrées l’an dernier – il juge ce niveau très insuffisant au regard des dynamiques observées ailleurs.
Le dirigeant compare la situation locale à celle de plusieurs autres marchés, et évoque la France à 25 % de véhicules électriques, l’Australie à 8 %, mais aussi des territoires insulaires comme Tahiti ou La Réunion, déjà plus avancés. Les pays du nord de l’Europe, eux, sont présentés comme les « bons élèves », ainsi que la Chine, notamment Shanghai. Si la Nouvelle-Calédonie accuse donc un retard manifeste dans un domaine appelé à prendre de l’ampleur, l’ACE (Agence calédonienne de l’énergie), en charge des questions énergétiques sur le territoire, relativise : « La plupart des pays, y compris la France, ont commencé leur transition plus tôt que nous, il est donc cohérent qu’ils soient plus avancés ».
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