On a de plus en plus de mal Ć comprendre le jeu politique. Prenons le FLNKS qui jusquāĆ prĆ©sent boycottait toutes les rĆ©unions proposĆ©es, au prĆ©texte quāil ne voulait discuter quāavec lāĆtat et que de lāaccord de Kanaky. Et voilĆ quāil se prĆ©cipite en dĆ©lĆ©gation derriĆØre son prĆ©sident au Haut-commissariat, rĆ©pondant favorablement Ć lāinvitation du Premier ministre pour une rĆ©union qui devait rassembler tout le monde, notamment les pro-Bougival ! RĆ©union boycottĆ©e une fois nāest pas coutume par les Loyalistes, le Rassemblement et lāUNI, au cours de laquelle de toute Ć©vidence, on nāa pas parlĆ© de Kanaky ! Peut-ĆŖtre le FLNKS a-t-il pris conscience de son Ć©chec aux municipales lui qui voulait en faire un rĆ©fĆ©rendum contre Bougival, mais sans doute plus encore des remontĆ©es du terrain des militants pour qui, aprĆØs Ā« lāeuphorie Ā» du 13 mai où lāon allait Ā« chercher Kanaky Ā», le rĆ©veil dans le rĆ©el est douloureux. Le rĆ©el, cāest la crise, le chĆ“mage, lāargent qui manque, la misĆØre qui sāinstalle et aucune perspective. Des militants ou des sympathisants qui se lamentent du bourbier Ć©conomique, social et politique dans lequel leurs leaders les ont fourvoyĆ©s. Militants et sympathisants qui, en tous cas, ne comprennent pas pourquoi dāun seul coup le FLNKS participe Ć des rĆ©unions avec lāĆtat où lāon ne nĆ©gocie mĆŖme pas lāaccord de Kanaky !
Nicolas Vignoles




