À quelques heures de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi constitutionnelle, Gilbert Tyuienon, membre du bureau politique du FLNKS, a détaillé les raisons de son rejet par le mouvement indépendantiste et appelle à l’organisation rapide des élections provinciales.
À quelques heures de l’examen du projet de loi constitutionnelle, quel message le FLNKS veut-il adresser à l’État et aux parlementaires ?
Le message porté depuis le dernier congrès du Front tenu à la Conception (le 9 août 2025, ndlr), c’est que le FLNKS rejette totalement le projet d’accord de Bougival, ainsi que ses compléments d’Élysée-Oudinot. Désormais, nous n’attendons qu’une seule chose : l’organisation des élections provinciales le plus rapidement possible, comme prévu par la loi organique, avant le 28 juin 2026.
Pourquoi refusez-vous l’idée d’une consultation des Calédoniens sur le projet d’accord ?
Parce que nous estimons que c’est une feinte politique supplémentaire. Si on avait dû consulter les Calédoniens, il fallait le faire avant de vouloir modifier le corps électoral. Cela n’a pas été fait. L’État, à plusieurs reprises, a pris ses décisions sans tenir compte des alertes du FLNKS. Et maintenant que cela bloque à l’Assemblée nationale, on veut organiser une consultation…
Nous disons que c’est un jeu malsain et qu’il ne faut pas diviser une fois de plus les Calédoniens. Il faut maintenant organiser les élections provinciales pour redonner une légitimité démocratique à de nouveaux responsables qui pourront ensuite discuter de l’avenir du pays. Un avenir que nous voulons avec un projet durable pour l’ensemble des Calédoniens, et qui puisse garantir la paix, la stabilité et le développement économique de notre pays. Voilà la voie que nous cherchons. Et le FLNKS est prêt au dialogue, pourvu qu’il soit équilibré avec l’ensemble des partenaires.
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Propos recueillis en conférence de presse par La Voix du Caillou, Caledonia et RRB.



