Dans une vidéo à l’adresse des Calédoniens, Marine Le Pen dénonce l’accord de Bougival et s’en prend à Emmanuel Macron, au gouvernement et aux Loyalistes. Elle n’a pas un mot en revanche au sujet du FLNKS.
Une vidéo d’un peu plus de 4 minutes dans laquelle, elle exprime l’opposition du Rassemblement national à Bougival. « J’avais approuvé le dialogue initié à Déva par Manuel Valls, dit-elle. Hélas, trois fois hélas, ce dialogue a été mal orienté ». La conséquence, explique-t-elle, est que « le résultat de cette erreur d’aiguillage, c’est Bougival, puis Bougival-Élysée-Oudinot. Un texte échafaudé sous les auspices d’Emmanuel Macron et auquel nous sommes hostiles, car dangereux pour l’unité nationale et pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ». Marine Le Pen dénonce alors le fait que, selon elle, le gouvernement et certains élus, entendons les Loyalistes, ont « vendu cet accord comme celui du dégel du corps électoral » aux Calédoniens. « Mais ce que ne vous disent pas vos élus, ajoute-t-elle, c’est que cet accord de Bougival-Élysée-Oudinot, projet de loi constitutionnelle sur la Calédonie, prépare en réalité l’inexorable accès du territoire à l’indépendance par le transfert des compétences régaliennes de la France à l’État calédonien ».
Des solutions ?
À en croire Marine Le Pen, on peut à la fois prendre son temps et agir vite. Elle préconise ainsi, dans le cas où Bougival serait rejeté, de poursuivre le statu quo. « L’accord de Nouméa, dit-elle, peut parfaitement continuer d’organiser la vie publique du territoire sans précipiter la Calédonie dans le vide ». Mais dans le même temps, elle défend les propositions qu’elle a formulées en juin dernier, autour d’un référendum dans 30 ou 40 ans et qui serait selon Marine Le Pen, « une plateforme pragmatique pour débattre et surtout pour agir vite ». La position du Rassemblement national est plus ambiguë encore sur le dégel du corps électoral que Marine Le Pen annonce vouloir soutenir. « Quant à l’exigence démocratique du dégel du corps électoral, dit-elle ainsi, je ne saurais l’oublier ni la passer sous silence. Notre groupe du Rassemblement national l’accompagnera lorsque le texte de la loi constitutionnelle reviendra du Sénat à l’Assemblée nationale ».



