Ces élections municipales, au‑delà du fait qu’elles n’ont pas répondu aux attentes du FLNKS d’en faire un « référendum » anti‑Bougival, auront été marquées par un changement très profond du personnel politique de proximité. Un grand nombre de maires sortants sont allés au tapis, et parmi eux plusieurs personnalités de premier plan comme Gilbert Tyuienon à Canala, Henriette Hmaé à Poum, Christophe Vakié à l’Île des Pins, Thierry Gowécée à Koné, Maryline Sinewami à Maré, mais aussi Wilfrid Weiss à Koumac, Alcide Ponga à Kouaoua, Florence Rolland à La Foa, Yoann Lecourieux à Dumbéa et Elizabeth Rivière au Mont‑Dore. Ça fait du monde ! À l’évidence, il y a eu, hors Nouméa, une volonté de changement. Faire autre chose autrement aura été un des moteurs de l’élection dans bien des communes. Il y a longtemps qu’une élection municipale sur le Caillou n’avait pas connu un renouvellement aussi important. C’est une donnée que devront prendre en compte tous ceux qui envisagent de se présenter aux provinciales, qu’elles aient lieu en juin ou en décembre prochains. Et si les électeurs ont préféré les enjeux locaux aux considérations institutionnelles, il est à noter que les appels de l’UC‑FLNKS à profiter de ces élections pour réaffirmer le rejet de Bougival n’ont pas été globalement entendus. Et ça aussi, c’est une donnée à prendre en compte, ici comme à Paris.
Nicolas Vignoles



