À 35 ans, Mélodie Dalle conjugue cockpit, gouvernance sportive et maternité. Ancienne ingénieure devenue pilote de ligne chez Aircalin, elle préside aujourd’hui la Ligue calédonienne de tennis tout en découvrant la vie de jeune maman. Une trajectoire guidée par le goût du défi et une force tranquille.
L’aviation fait partie de son histoire familiale. Son père était pilote, sa mère contrôleur aérien. Petite, elle accompagnait souvent cette dernière en tour de contrôle à Roissy. Elle se voyait bien suivre la même voie. Mais un obstacle médical — une forte myopie — lui a fermé la porte. À l’époque, elle pense que si elle ne peut pas être contrôleur aérien, elle ne peut pas non plus être pilote. Elle met alors son rêve de côté. Brillante élève, après une prépa Math Sup et Math Spé au lycée Jules-Garnier, elle nourrit déjà l’idée de voler.
C’est en classe préparatoire qu’intervient le véritable déclic : elle découvre que la réglementation européenne permet, sous dérogation, de devenir pilote malgré sa correction visuelle. Presque au même moment, elle rencontre une femme pilote long-courrier qui mène de front carrière et vie de famille. Pour la première fois, elle comprend que le métier n’est ni inaccessible ni réservé aux hommes. Elle s’inscrit au concours, mais les délais administratifs liés à sa dérogation médicale l’empêchent de candidater cette année-là . Elle réussit alors le concours de Centrale Paris. Elle choisit d’y entrer, non pas en renonçant à l’aviation, mais en gardant une base solide. « Tant qu’à faire, autant avoir une bonne école derrière moi. »
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Légende photo : Mélodie Dalle, pilote de ligne chez Aircalin et présidente de la Ligue calédonienne de tennis.
Delphine Escanes



