Mercredi, des représentants coutumiers du GDPL Drubéa-Kapumé étaient présents au Congrès pour soutenir le texte sur l’export des minerais bruts des réserves métallurgiques, visant à sauver l’usine du Sud. Ils ont révélé au passage quelques éléments sur la reprise de PRNC dans un courrier adressé aux élus.
Dans une lettre distribuée mercredi aux élus et à la presse en entame de séance au Congrès, Raphaël Mapou et Maurice Kaateu du GDPL Drubéa-Kapumë et du Fonds de prévoyance des risques environnementaux et socioculturels (FPRESC) ont demandé aux élus de prendre « toute leur responsabilité » concernant le devenir de l’usine du Sud et de soutenir la proposition de loi visant à autoriser l’export de minerai brut, « indispensable » selon eux à la survie de l’usine du Sud, au motif que celle-ci représente « une véritable bombe si elle cesse de fonctionner ». Un scénario que le GDPL prédit si PRNC ne trouve pas de repreneur. Autrement dit, les représentants coutumiers sont favorables à la poursuite de l’activité du complexe minier et industriel, non seulement parce qu’il nourrit selon eux 2 000 à 3 000 familles et des dizaines d’entrepreneurs kanak et calédoniens, mais aussi et surtout pour des raisons environnementales. Des arguments que les coutumiers avaient déjà eu l’occasion d’exposer lors de l’inauguration du projet Lucy de Prony Resources, le 27 février. « Cette usine, il ne faut pas qu’elle ferme, par rapport à la crainte environnementale », avait déclaré André Vama, président de Rhéébù Nùù. Et de pointer l’objet de leur inquiétude depuis la mise en service du complexe en 2010, Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.



