Le 4 mars marque la Journée mondiale de l’obésité. En Nouvelle-Calédonie, 12 % des enfants de 6 ans et près d’un jeune sur cinq entre 10 et 18 ans sont concernés. Derrière ces chiffres, des parcours très différents. Celui d’Elijah, 11 ans. Celui d’Aurore et de sa fille Emma. Celui aussi de Sylvain, 56 ans. Tous racontent la même chose : agir tôt et se faire accompagner change bien plus qu’un chiffre sur la balance.
Elijah n’a jamais été un enfant sédentaire. Basket, judo, vélo, randonnées le week-end avec son père… « Il bouge beaucoup, il aime le sport. C’est un petit garçon plein de vie », raconte Jacob. Il y a deux ans pourtant, alors qu’il est encore en primaire, le sujet du poids s’invite à la maison. Après des remarques blessantes à l’école, le garçon confie à ses parents qu’il aimerait « perdre un peu ». « Il ne se renfermait pas, mais on sentait que ça le travaillait. »
La famille tente d’agir seule : davantage d’activité physique, vigilance sur les portions : « On faisait attention, mais sans vraie méthode. » Les efforts paient un temps, puis les kilos reviennent. Le médecin les oriente vers le programme d’accompagnement proposé par l’Agence sanitaire et sociale. Depuis quelques semaines, Elijah et ses parents ont intégré le dispositif. Médecin, diététicienne, intervenant en activité physique adaptée, psychologue : l’approche est globale.
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Delphine Escanes



