Si l’économie a toujours été motif de préoccupations, ça l’est plus encore depuis que le secteur a été ruiné, fracassé par les émeutes de la CCAT. L’heure est au sauve qui peut et à une relance que l’on désespère de voir arriver. Dans ce contexte, ce qui se passe dans l’aérien ou le nickel devient extrêmement problématique. Décryptage.
Qu’Air Calédonie soit un problème depuis des années, on le sait : gestion hasardeuse, mauvais choix stratégiques, soutien de la Nouvelle-Calédonie en diminution, dispositif d’aide à la continuité territoriale à revoir… Les raisons sont à la fois connues, anciennes et durables. Un panel de raisons qui font qu’Aircal, qui a plusieurs fois échappé à la catastrophe, pourrait bien cette fois ne plus l’éviter. Le transfert des activités aéroportuaires à La Tontouta est envisagé depuis des années sans que personne n’ait jamais eu le courage de le décider, et notamment les responsables indépendantistes qui, au gouvernement comme à la tête d’Aircal, ont eu à gérer le dossier. Cette fois, par la détermination du président Alcide Ponga, et parce que la situation de la compagnie l’exigeait, ce transfert a été réalisé. Pourtant les indépendantistes, de l’UC-FLNKS au Parti travailliste en passant par l’USTKE mais aussi les coutumiers, sont vent debout. Une opposition qui s’exprime somme toute légitimement en démocratie, mais qui est tardive (en quoi les blocages des aérodromes des îles vont faire avancer le débat ?) et notoirement improductive en ce que les indépendantistes n’ont jamais proposé la moindre solution pour éviter la fin de la compagnie.
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Nicolas Vignoles




