L’ancien directeur de la Sécurité civile contestait devant la juridiction administrative la décision du gouvernement de mettre fin à ses fonctions, en juillet 2025, sur fond de soupçons de harcèlement moral et de détournement de fonds publics. Le parquet a depuis classé l’affaire sans suite. Le tribunal administratif doit désormais se prononcer sur la légalité de sa révocation.
Il joue son ultime carte pour laver son honneur. Le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné, jeudi matin, le recours du général Frédéric Marchi-Leccia dirigé contre l’arrêté du gouvernement du 9 juillet 2025 mettant fin à ses fonctions de directeur de la sécurité civile et de la gestion des risques de la Nouvelle-Calédonie (DSCGR), ainsi que le courrier du 21 août 2025 par lequel le président du gouvernement l’informait qu’il avait demandé à son administration d’origine de mettre fin à son détachement. Emporté dans ce que son avocate avait qualifié de « tourbillon dévastateur », le contrôleur général entend désormais engager une bataille judiciaire contre l’exécutif.
Cette affaire, aussi médiatique que controversée, a éclaté lorsque le gouvernement a suspendu le fonctionnaire, visé par plusieurs plaintes pour malversations financières et harcèlement moral. L’arrêté pris le 9 juillet évoquait des « manquements graves à ses obligations professionnelles, susceptibles d’être qualifiés pénalement, tels que les délits de favoritisme, de détournement de biens ou de fonds publics, et de faux et usage de faux ». Quatre mois plus tard, le procureur de la République, Yves Dupas, a annoncé que les dénonciations formulées par Victor Lethezer, son adjoint, concernant des irrégularités graves dans la gestion du dispositif d’indemnisation des sapeurs-pompiers volontaires et de certains frais de mission, étaient classées sans suite.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



