Trois jours après l’attaque de requin survenue au large de l’Anse-Vata, les conclusions des expertises médico-légales ont été rendues : le wingsurfer de 55 ans a visiblement été tué par un requin tigre d’environ trois mètres de long.
On en sait plus sur la mort tragique du wingsurfer, mordu par un requin dimanche au large de l’île aux Canards. Selon un communiqué diffusé hier par le procureur de la République Yves Dupas, les investigations médico-légales ont conclu à la présence de six morsures. Celles-ci se trouvent au niveau de l’avant-bras droit, de la jambe droite, et de la jambe gauche de la victime. « Les plaies de la jambe droite ont conduit à la section de l’artère et de la veine fémorales », détaille le parquet. Plusieurs traces de morsure ont également été enregistrées sur le matériel de la victime, au niveau de l’arrière de la planche, sur les faces supérieure et inférieure.
Selon un expert spécialiste des squales, requis en assistance par la justice, ces morsures « sont compatibles avec un requin de type tigre, d’une taille de 3 mètres au moins ».
Noyade ou malaise ?
En revanche, alors qu’aucun témoin direct n’a assisté à ce drame, difficile de savoir précisément ce qu’il s’est passé. Ainsi, selon les médecins-légistes, le décès du wingsurfer, qui officiait comme médecin au Médipôle, est probablement consécutif à une noyade. Celle-ci serait intervenue « dans un contexte accidentel, en lien avec une première morsure au poignet générant un état de panique et une inhalation d’eau », relaie le parquet, qui précise que les autres morsures, dont la plaie délabrante de la jambe droite, pourraient avoir eu lieu « post-mortem ». Une seconde hypothèse est également évoquée alors que la victime a pu subir un malaise, avant d’être mordue au poignet par le squale. « Le permis d’inhumer a été délivré à l’issue des opérations médico-légales et le corps a été remis à la famille », conclut le procureur de la
République.
Claire Gaveau




