Alors que l’or vert traverse une crise majeure, le Syndicat des industries de la mine (SIM) lance une plateforme pédagogique intitulée C’Nickel, visant à mieux faire comprendre l’activité minière et métallurgique en Nouvelle-Calédonie et son rôle structurant pour le territoire.
Le nickel constitue le premier pilier économique du Caillou : il structure l’emploi, les bassins d’activité, contribue aux finances publiques et au développement des infrastructures. Pourtant, « face à ce pilier, il y a aujourd’hui une vision d’opacité de la filière, de complexité. Il y a des idées reçues, des informations erronées, voire même de la désinformation qui circulent », déplore Gabriel Bensimon, président par intérim du SIM et cadre chez Prony Resources. « Et ce qu’on souhaitait, c’est atténuer cette dichotomie, si ce n’est y mettre fin, en présentant des éléments factuels au grand public et en les mettant à disposition de toute la population ». D’où la création par le SIM de la plateforme www.cnickel.nc pour « expliquer la réalité de l’industrie minière et métallurgique, ses enjeux et ses perspectives d’évolution ». Cette campagne intervient dans un contexte de crise, causée par les « surplus de production » de l’Indonésie. La Nouvelle Calédonie en souffre d’autant plus que « la faiblesse du territoire, ce sont ses coûts d’exploitation », note Thibaut Martelin, président de PRNC. Selon Gabriel Bensimon, le nickel « est un sujet qui est souvent très polarisé. Le but n’est pas de rentrer dans ce débat mais de fournir de l’information à tout le monde », institutions, monde économique, partenaires sociaux, scolaires, instances coutumières et grand public. Le SIM l’assure : « le besoin est réel ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Les représentants du Syndicat des industries de la mine étaient réunis hier à la Station N pour présenter leur campagne pédagogique sur le nickel. ©B.Z
Béryl Ziegler




