Comment créer et organiser une filière chanvre en Nouvelle-Calédonie ? Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) s’est penché sur la question en examinant un projet de texte proposé par le Congrès et visant à établir un plan stratégique 2026-2030 pour la filière.
Comme toute l’économie, le secteur agricole souffre. En crise depuis des années, il subit de plus les conséquences des émeutes de 2024 et de la récession historique qu’elles ont engendrées. Ainsi l’emploi salarié dans l’agriculture a chuté de 8,3%. Toutefois, c’est un secteur qui peut se développer, le Cese parle même « d’un gisement de croissance inexploité ». Le développement d’une nouvelle filière apparait donc comme une opportunité.
Faire de la Calédonie un territoire pionnier
Il existe donc un projet de développer une filière chanvre, on en parle d’ailleurs depuis longtemps, qui permettrait de produire entre autres des matériaux de construction biosourcés, des huiles et protéines végétales, mais aussi de créer du cannabis thérapeutique. Le Conseil économique social et environnemental souligne que « le chanvre apparaît comme une opportunité stratégique à la fois réaliste et structurante. L’ambition est de positionner la Nouvelle-Calédonie comme territoire pionnier du chanvre tropical dans le Pacifique, d’ici 2030 ». La filière chanvre est pensée comme un projet agricole, économique, sanitaire et social global, et il est précisé que « la Nouvelle-Calédonie dispose d’une opportunité pour en faire un levier économique d’exportation ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Le Cese, sous la présidence de Jean-Louis D’Anglebermes, s’est réuni dans la salle du Conseil municipal de la mairie de Nouméa. ©CESE
Nicolas Vignoles



