Créé pour répondre à une obligation réglementaire, l’éco-organisme Écopharm organise depuis plusieurs années la collecte et la destruction des médicaments non utilisés sur le territoire. Un dispositif financé directement par les pharmaciens, encore méconnu du grand public, mais essentiel pour la sécurité sanitaire et la protection de l’environnement.
Écopharm n’est pas né d’une initiative privée, mais d’une obligation réglementaire. Suite à l’instauration du principe de responsabilité élargie du producteur par la province Sud, les importateurs de médicaments ont dû organiser la collecte et le traitement des produits arrivant en fin de vie. En Nouvelle-Calédonie, l’importation et la distribution des médicaments reposent sur deux grossistes-répartiteurs : UNIPHARM, le Groupement des Pharmaciens de Nouvelle-Calédonie (GPNC) ainsi que sur le Groupement technique vétérinaire (GTV), qui importe les médicaments destinés aux cliniques vétérinaires. Pour répondre à cette obligation, le syndicat des pharmaciens a créé Écopharm, un éco organisme chargé de gérer l’ensemble de la filière. Son rôle : collecter les médicaments non utilisés et garantir leur destruction dans des conditions sécurisées. Les médicaments concernés sont nombreux : produits périmés, traitements interrompus ou médicaments retirés du marché. « L’objectif, c’est de les retirer de l’environnement de façon réglementée et sécurisée », explique Mathieu Noël, secrétaire d’Écopharm et du syndicat des pharmaciens.
Une collecte organisée dans toutes les pharmacies
La filière repose sur un principe simple : les pharmacies et les cliniques vétérinaires servent de points de collecte. Toute personne peut y déposer ses médicaments non utilisés, sans formalité. Les produits sont ensuite triés sur place. Les emballages en carton et les notices sont retirés, seuls les médicaments sont conservés. Ils sont placés dans des cartons identifiés, récupérés par les grossistes puis acheminés vers le site d’incinération de Numbo. Ce circuit, entièrement informatisé, via une application, permet d’assurer une traçabilité complète. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Mathieu Noël, secrétaire d’Écopharm, rappelle l’importance de rapporter les médicaments non utilisés en pharmacie pour protéger l’environnement et la santé.
Delphine Escanes




