En quelques heures, les policiers de la Bac et de la brigade des stupéfiants ont découvert deux cultures « indoor » installées dans des appartements voisins, en plein centre-ville de Nouméa. Les deux occupants, qui ont reconnu se livrer à un trafic, seront prochainement jugés devant le tribunal correctionnel.
C’est une odeur qui ne trompe pas. Lundi matin, alors qu’ils étaient engagés dans une mission de recherche d’un individu en centre-ville, les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) ont été intrigués par de fortes effluves de cannabis s’échappant d’un appartement d’une résidence. Un officier de police judiciaire de la brigade des stupéfiants est aussitôt requis. Le flair des policiers est confirmé : à l’intérieur du logement, ils découvrent deux tentes de culture « indoor » abritant dix pieds de cannabis soigneusement entretenus, ainsi que 56 000 francs en numéraire. Placé en garde à vue, l’occupant, un artisan d’une trentaine d’années, reconnaît cultiver et revendre sa production depuis trois ans, à raison de quatre récoltes par an. Il évalue à 1,8 million de francs les bénéfices tirés de ce trafic.
La police « pleinement mobilisée »
L’histoire ne s’arrête pas là. Elle prend même une tournure inattendue lorsque le même équipage de la Bac repère une odeur similaire provenant de l’appartement voisin. Les soupçons se révèlent alors fondés : lors de la perquisition, vingt pieds de cannabis, 359 grammes de matière sèche et 60 000 francs en espèces sont saisis. En garde à vue, le suspect admet alors qu’il se livre à un trafic depuis environ dix-huit mois, pour un profit estimé à 720 000 francs. Au total, deux cultures « indoor » ont ainsi été démantelées en quelques heures, à quelques mètres l’une de l’autre. L’ensemble du matériel et des plants de cannabis a été détruit, et les sommes découvertes ont été saisies. « La police nationale reste pleinement mobilisée contre le trafic de stupéfiants sous toutes ses formes. La culture “indoor”, le deal de proximité et les profits illicites n’échappent pas à la vigilance des forces de l’ordre », a souligné la direction territoriale de la police nationale. Les deux principaux mis en cause devront répondre de détention, usage et offre ou cession de stupéfiants devant le tribunal correctionnel de Nouméa en septembre prochain.
Légende : Les policiers ont mis fin à deux trafics de cannabis qui prospéraient à quelques mètres l’un de l’autre dans une résidence de Nouméa. ©Police Nationale
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




