L’IRD a fêté mercredi soir ses 80 ans. L’Institut de la recherche et du développement travaille notamment sur l’environnement et le sociétal, et aide les décideurs à trouver des solutions adaptées et innovantes. Son implantation à Nouméa depuis 1946, lui permet aussi d’exercer une influence dans la région.
La soirée anniversaire des 80 ans de l’IRD s’est tenue jeudi soir dans les jardins de l’Institut, en présence de nombreux invités institutionnels et partenaires. Niché au cœur de quatre hectares dans un site exceptionnel, doté d’une surface bâtimentaire de 4 000 mètres carrés avec de nombreuses plateformes d’installations scientifiques, et forte de 120 personnels renforcés par une trentaine de doctorants et post-doctorants, l’IRD est un peu une institution au cœur de Nouméa. « On accueille aussi des collègues d’autres instituts de recherche, comme l’IFREMER, l’IAC, le CIRAD et le CNRS. Donc ça représente globalement une cinquantaine d’autres personnes sur le centre. Et puis nous hébergeons également l’ambassade de France dans le Pacifique », précise Valérie Verdier, la présidente-directrice générale de l’IRD, venue spécialement pour l’occasion.
Une présence sur les cinq continents
La Nouvelle-Calédonie est la plus grosse implantation de l’IRD hors hexagone. L’Institut est présent sur les cinq continents : l’Union européenne – la plus grande, avec le siège qui se trouve à Marseille et des bureaux à Bruxelles et à Rome ; l’Asie du Sud-Est, l’Afrique, l’Amérique centrale et l’Amérique latine. Comment expliquer alors que l’implantation de la Nouvelle-Calédonie soit la plus importante ? Il y aurait à cela plusieurs raisons, avance Valérie Verdier : « C’est un peu historique, avec une installation qui remonte quand même à 1946 ; et puis la région exerce un indéniable attrait ». Certains de ces attraits sont concentrés sur le territoire, qui représente à lui seul des enjeux scientifiques extrêmement intéressants, avec une biodiversité marine et terrestre assez exceptionnelle. « L’insularité en elle-même appelle le questionnement scientifique, en termes d’impact du changement climatique, de circulation océanique, de biodiversité et aussi de santé. En fait, c’est comme un concentré de toutes les questions que nous traitons dans le monde, avec par exemple encore, les événements sismiques, les tsunamis ou encore les incendies », complète Valérie Verdier. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : La PDG de l’Institut de Recherche pour le Développement, Valérie Verdier.
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