Un Nouméen âgé de 51 ans avec une « activité professionnelle stable », a été interpellé pour téléchargement immodéré d’images pédopornographiques. La justice l’a condamné à deux ans de prison avec sursis, une peine assortie de « mesures d’accompagnement judiciaire très strictes ».
Cela faisait 26 ans qu’il téléchargeait des fichiers pédopornographiques, avec une prédilection pour les filles âgées de 6 à 15 ans. Cet homme de 51 ans, célibataire, sans antécédent judiciaire, qui habite Nouméa et exerce une activité professionnelle stable, a été épinglé il y a quelques jours dans le cadre d’une enquête diligentée par le service territorial de police judiciaire de Nouméa. Les faits qui lui sont reprochés sont « la consultation habituelle, la mise à disposition et la détention d’images pédopornographiques ». L’enquête dont l’auteur présumé a fait l’objet a démarré il y a un peu plus d’un mois. Il avait été repéré lors d’une « mission de surveillance opérée par l’antenne de l’office anti-cybercriminalité de la direction territoriale de la police nationale, visant les réseaux de téléchargement d’images pornographiques représentant des mineurs ». Les enquêteurs cyber ont pu constater lors de plusieurs opérations de veille qu’il téléchargeait de « très nombreux fichiers pédocriminels ». Des investigations techniques ont ensuite permis de l’identifier.
« 31 disques durs externes stockant plusieurs centaines de milliers de fichiers illicites »
Interpellé en début de semaine, l’auteur présumé a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. « La perquisition menée à son domicile a permis de saisir 31 disques durs externes stockant plusieurs centaines de milliers de fichiers illicites ». L’expertise psychiatrique ordonnée par le parquet durant la garde à vue, précise le procureur de la République Yves Dupas, a conclu à l’absence de trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou entravé le contrôle de ses actes. L’expert, qui a préconisé une injonction de soins, a souligné que « les infractions reprochées étaient en lien direct avec une orientation pédophile fantasmatique et l’incapacité de l’auteur à accéder à une vie sexuelle mature du fait de ses inhibitions à l’égard des femmes ». L’homme a comparu sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il a écopé d’une peine de deux ans de prison, « assortie intégralement d’un sursis probatoire de 3 ans comprenant les obligations suivantes : obligation de travail ou de formation professionnelle, et obligation de soins ; interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs, de paraître aux abords ou dans les établissements solaires, et de quitter le territoire sans autorisation du juge de l’application des peines ». Cette sanction acceptée par le prévenu a pris effet dès sa sortie du tribunal.
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