Furieux de découvrir que sa compagne s’était fait tatouer une croix sous la pommette, un homme de 33 ans s’est acharné sur elle, à La Foa. Il lui a froidement baladé la lame de son couteau de chasse sur le visage avant de la frapper. « Je ne l’ai pas tapée, je lui ai juste écrasé la tête », s’est-il maladroitement défendu. Le tribunal correctionnel l’a envoyé directement au Camp-Est.
Trois ans de vie de couple à peine, et voilà déjà la quatrième condamnation pour violences conjugales. Le tribunal correctionnel de Nouméa a condamné un habitant de La Foa, âgé de 33 ans, à trente-six mois de prison dont douze avec sursis probatoire, pour avoir frappé sa compagne. Cette accumulation en aussi peu de temps a poussé la juridiction à assortir la peine d’un mandat de dépôt, synonyme d’incarcération immédiate. Le 15 août dernier, le prévenu passe une partie de la journée à un mariage. « J’ai bu 24 bières à moi tout seul », reconnaît-il à la barre. Lorsqu’il rentre au domicile conjugal, tard dans la soirée, sa femme dort déjà. Il va se coucher mais, au moment de se faufiler dans le lit, il s’aperçoit qu’elle vient de se faire tatouer le visage. Une discrète croix sous la pommette gauche, qui déclenche sa fureur. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche

