Poursuivi pour des atteintes sexuelles qui auraient été commises en mai et juin 2025 sur une étudiante, l’ancien proviseur du lycée Michel-Rocard de Pouembout a de nouveau été relaxé. L’avocat général a refusé de soutenir l’accusation. L’État devra lui verser un préjudice de deux millions de francs.
La justice l’a innocenté par deux fois, et pourtant elle laisse derrière elle un homme harassé. Selon nos informations, la cour d’appel de Nouméa a prononcé la relaxe de l’ancien proviseur du lycée Michel-Rocard de Pouembout, 59 ans, poursuivi pour atteintes sexuelles sur une de ses élèves. La fin d’un long cauchemar pour cet homme, qui n’a cessé d’essuyer ses larmes et de trembler devant les magistrats de la cour. Dans la salle d’audience, il n’y avait personne d’autre que sa femme, venue le soutenir.
Sa chute remonte au mois de mai 2025, lorsque Louna (le prénom a été modifié), une interne de 17 ans, confie à une amie avoir eu deux rapports consentis avec le proviseur. La première fois, dans son bureau, alors qu’elle venait de lui offrir des citrons. La deuxième fois, dans une salle de classe. Louna se confie ensuite à d’autres personnes, dont des membres de l’équipe éducative, en changeant au moins quatre fois de version. La rumeur se répand vite parmi les élèves de l’établissement.
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Légende photo : La cour d’appel de Nouméa a « condamné » l’État à verser à l’ancien proviseur du lycée de Pouembout la somme de deux millions de francs. ©Gouv NC
Jean-Alexis Gallien-Lamarche

