Le Village de la résilience, ou comment réagir en cas d’urgence

Le premier Village de la résilience s’installe ce samedi au centre d’intervention et de soutien spécialisé Sud de la Sécurité civile – le CISS-Sud, au 6e Km. Une quinzaine de partenaires proposera des animations pour faire découvrir à la population les gestes et comportements à adopter dans le cadre de risques majeurs.

La journée nationale de la résilience est célébrée dans l’Hexagone et dans certains territoires ultramarins, chaque 13 octobre depuis cinq ans. Ce rendez-vous annuel – qui est aussi relayé sous différentes formes tout au long de l’année, vise à « faire découvrir à la population les actions réalisées en matière de formation, de prévention, d’alerte et de secours, dans un contexte où les risques de catastrophe naturelle ou technologique sont de plus en plus prégnants », explique Vincent Lepley, chef du tout nouveau service de la culture et de la résilience au sein de la DSCGR, créé en juin dernier. Dans le domaine du risque, la résilience relève de la capacité collective à se préparer et à résister aux crises, mais aussi à rebondir. « Six risques naturels sont identifiés : il s’agit des feux, des tsunamis, des inondations, des cyclones, des séismes et des mouvements de terrain », précise Vincent Lepley.

Une population « plus autonome dans la gestion de crise »

Les risques technologiques sont aussi bien sûr pris en compte. L’un des objectifs du service de la culture et de la résilience de la DSCGR est de créer un réseau des premiers secours, en sensibilisant les particuliers aux actions et réactions à adopter dans la gestion de crise pour les rendre « plus autonomes : nous avons à la Sécurité civile la volonté de mettre en avant les citoyens, d’aider à les structurer, de les accompagner. L’idée, c’est de les former à la résilience, puis de les pousser à faire eux-mêmes de la sensibilisation, à agir, à s’engager », affirme le directeur du service de la culture et de la résilience. Le fil rouge sera la sensibilisation dès le plus jeune âge, en milieu scolaire. Les enfants seront formés aux risques et aux premiers secours, de la maternelle au collège. Un état des lieux qui sera suivi de l’intégration des modules « apprendre à porter secours » puis « le geste qui sauve », est actuellement en cours auprès d’une quarantaine d’écoles de Nouméa, sur la base d’un partenariat avec la Ville et la province Sud.

Vincent Lepley, chef du tout nouveau service de la culture et de la résilience au sein de la DSCGR. (© I.P.)

La sécurité civile comme « chef d’orchestre »

« Nous souhaitons que les enseignants et les personnels éducatifs deviennent compétents en matière de gestion du risque. Instituteurs et professeurs pourront à terme former eux-mêmes les enfants. La Sécurité civile, elle, va agir comme un chef d’orchestre », assure Vincent Lepley. Le travail a déjà commencé dans une école-test, à Rivière-Salée. Au travers des formations proposées en milieu scolaire, la Sécurité civile espère aussi éveiller des vocations, ou en tout cas montrer aux jeunes qu’ils sont capables de trouver en eux des ressources face à des situations difficiles. Le service de la culture et de la résilience au sein de la DSCGR a en effet pour missions principales le développement de la culture du risque et le soutien aux communes, par exemple pour le plan de sauvegarde. Il va coordonner et mettre en avant les actions de ses partenaires, le plus souvent associatifs.

Un village et un appel à projets chaque année

Chaque année, la Journée nationale de la résilience donnera lieu à un appel à projets pour faire émerger les initiatives de sensibilisation au sujet, et à l’organisation du Village. « Nous avons cette année 14 partenaires institutionnels, professionnels et associatifs sur site, même si nous n’avons eu que peu de temps pour préparer l’événement », sourit Vincent Lepley. La DSCGR proposera des démonstrations de drones et d’actions de l’unité spécialisée « risque chimique ». L’ŒIL, le WWF, l’Ordre de Malte ou encore la Croix-Rouge interviendront notamment en matière de premiers secours. Des casques virtuels permettront au public d’expérimenter des catastrophes naturelles telles que tremblement de terre ou tsunami, et les enfants pourront bien sûr visiter un camion de pompiers et s’essayer au seau-pompe. Le Village de la résilience doit devenir un événement annuel, auquel la DSCGR entend donner plus d’ampleur et de retentissement, dès 2027.


Le Village de la résilience, c’est samedi de 9 heures à 16 heures, au CISS Sud, 15 rue Raymond Harbulot à Nouméa. L’entrée est libre et gratuite. Plus d’infos sur le site gouv.nc.


I.P.

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