Détruit pendant les émeutes, le Centre de formation de l’artisanat va être reconstruit sur son site historique de Nouville. Les nouveaux bâtiments devraient être livrés fin 2029. C’est ce qui a été annoncé hier, lors d’une cérémonie de lancement au milieu des décombres.
« Le CFA a été entièrement détruit en 2024. Aujourd’hui, c’est sa renaissance », a lancé Laurent Bonnefond, membre du gouvernement en charge notamment de l’urbanisme. En 2006, Milakulo Tukumuli faisait sa première rentrée au CFA de Nouville, en tant que professeur de mathématiques. Vingt ans plus tard, c’est en président du gouvernement qu’il est de retour sur place pour signer la convention de reconstruction de l’établissement, réduit à néant pendant les émeutes. C’est « un jour historique et un jour nouveau », a-t-il salué. Mais avant l’anecdote, un mot plus grave. « Avant de parler de reconstruction, je ne peux pas faire comme si le passé n’avait pas existé », a-t-il lancé, demandant pardon aux jeunes et aux étudiants pour ce qui s’est passé en mai 2024. En tant que responsable politique, il estime que les élus « auraient pu éviter » ce drame, dont les conséquences ont été « désastreuses pour tout le monde ». Depuis deux ans, a-t-il rappelé, les étudiants « galèrent ». Car depuis sa destruction, le CFA, géré par la Chambre de métiers et de l’artisanat, a dû se réinventer pour sauvegarder l’avenir de ses apprentis. Dans les mois qui ont suivi, les cours ont été dispersés dans des locaux provisoires à travers l’agglomération. En août dernier, les 177 alternants et leurs formateurs ont intégré les anciens bâtiments de l’école primaire Mauricette Devambez à Rivière-Salée, mis à disposition par la mairie de Nouméa. Une solution provisoire, en attendant le nouveau CFA.
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B.Z.


