La grippe H1N1 en Nouvelle-Calédonie a atteint son plateau épidémique : la baisse du nombre de cas de devrait pas intervenir avant une dizaine de jours encore. En attendant, le service des urgences du CHT, saturé, tente de faire face à la demande.
La grippe, c’est à voir d’abord avec son médecin traitant, en particulier lorsqu’on est atteint de maladies chroniques : c’est le message relayé conjointement aux Calédoniens par le directeur médical du CHT Thierry de Greslan, le président de la Commission médicale d’établissement (CME) et chef du service de réanimation Emmanuel Couadau, et le chef du service des urgences Frédérick Langeron. « On est à la limite en termes d’accueil des patients », affirme ce dernier, « nous sommes obligés d’aligner régulièrement des papis et des mamies dans le couloir. Certains patients fragiles doivent rester chez nous mais nous sommes à l’étroit dans nos murs », regrette-t-il.
+30 % au moins de patients aux urgences, +50 % d’appels sur le 15
Un quart des patients hospitalisés du Médipôle ont la grippe, les passages aux urgences et les hospitalisations ont augmenté de plus de 30 %, quant au transport de malades depuis les îles, par opérateurs privés avec l’appui des Fanc, il a explosé depuis une semaine avec du +120 % en moyenne. L’activité du centre d’appels, le 15, a plus que doublé elle aussi, avec comme conséquence « une perte de chance lorsqu’il existe une urgence et que les lignes sont saturées », relève encore le docteur Langeron. Tous les services hospitaliers sont en grande tension, estime le docteur Couadau : « nous avons un problème de ressources humaines : nous avons peiné à recruter du personnel infirmier, en raison notamment de la sortie de la période estivale en métropole ».
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Légende photo : La direction du Médipôle a tenu hier une conférence de presse devant les urgences pour
appeler les Calédoniens à la responsabilité.
I.P.

