L’ONU ? « Un machin » pour le général de Gaulle, « un grand cirque » pour Naïa Wateou qui y porte régulièrement la voix des non-indépendantistes. Lorsque l’on constate l’état du monde sur ces 20 dernières années, on a bien compris que les Nations-Unies ne servaient à rien, sinon à faire croire à certains qu’ils sont un État et une nation. Le paradoxe est que ça ne sert à rien, mais qu’il faut pourtant y être ! C’est parce que pendant trop d’années la voix de la Nouvelle-Calédonie dans la France y a été absente, que l’outrance, le mensonge et le racisme ont pris le pas sur la vérité historique et la réalité politique du Caillou. Surtout lorsque les commissions machin-chose sont aux mains d’États que la démocratie n’étouffe pas, et dont le seul moteur et le dénominateur commun est la haine de l’Occident. Il faut donc y être et se saisir des trois minutes qui sont accordées à la Calédonie pour rétablir les faits, dénoncer les postures, pointer les mensonges. C’est lassant et ingrat, cela peut même sembler vain, mais c’est nécessaire uniquement pour que la parole de la Nouvelle-Calédonie française résonne un peu à l’international, même si l’on sait que, comme l’ONU ne sert à rien, ce qui se dit à New-York reste à New-York.
Lucien Lacombe

