Saisi par une pétition citoyenne, le Conseil Économique, Social et Environnemental a émis un vœu relatif à la construction d’un viaduc au Mont-Dore pour sécuriser les déplacements dans la commune et vers Yaté.
Le problème de la circulation au Mont-Dore ne cherche à répondre qu’à une seule question : comment ne plus avoir à passer devant la tribu de Saint-Louis, siège de l’essentiel de la délinquance dans la commune, une voie que l’on peut considérer comme dangereuse. Parmi les solutions envisagées, il y a la construction d’un viaduc, du même style que celui construit il y a quelques années à La Réunion.
Demander l’avis des coutumiers
Le CESE s’est donc penché sur la pétition « Pour un accès sûr et permanent pour le Sud du Mont-Dore et Yaté » et a adopté un vœu à l’unanimité assorti de quatre recommandations. Deux d’entre elles concernent le fait de rendre publiques les études menées jusqu’à présent par la province Sud sur les différentes solutions alternatives, notamment par voie maritime, mais aussi de « s’assurer de la consultation préalable et formalisée des autorités coutumières ». Il s’avère que, sans surprise, l’aire Drubea-Kapumë, et plus encore évidemment la tribu de Saint-Louis, sont opposées au projet de viaduc. L’État, pour sa part, souligne le CESE, « considère que le projet de viaduc n’est pas l’unique solution alternative à la situation actuelle ». Et l’État réclame que « la concertation avec la tribu de Saint-Louis doit être privilégiée ».
Le CESE ne prend donc pas véritablement position pour ou contre la construction d’un viaduc, mais demande à ce que l’on se penche sérieusement sur la question. « En tant qu’assemblée consultative, conclut-il, le CESE-NC relaie les préoccupations citoyennes et alerte les pouvoirs publics. Il appartiendra désormais aux décideurs de s’emparer des recommandations proposées et de les mettre en Å“uvre. Afin de garantir un large suivi, ce vÅ“u sera transmis à l’ensemble des autorités calédoniennes et aux participants de l’étude. »

