Publiés la semaine dernière, les comptes économiques rapides de 2025 (Isee, IEOM, AFD) dressent le portrait d’une économie qui a cessé de plonger sans pour autant redémarrer. Croissance quasi nulle, marché du travail sinistré, investissement en berne… Zoom sur sept chiffres qui permettent de saisir la fragilité de la reprise amorcée depuis les émeutes.
+0,7 %, une croissance en trompe-l’œil
Après l’effondrement de 2024 (-13,5 % en volume), le produit intérieur brut a légèrement rebondi en 2025. « Plus 0,7 % annuel pour une économie, c’est plutôt un bon résultat », a reconnu Elise Desmazures, directrice de l’Isee, lors de la présentation du rapport, avant de tempérer : « Après un choc aussi fort, on aurait pu espérer avoir un rebond un petit peu plus important ». Le PIB nominal s’établit à 915 milliards de francs, en repli de 3 % en valeur, et le PIB par habitant se stabilise à 3,5 millions de francs. Pour la directrice de l’Isee, « l’activité sort de son point bas de 2024 » mais « on n’a pas véritablement observé de dynamique d’entraînement ».

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Béryl Ziegler

