Du 15 septembre au 9 octobre, la cour d’assises de Nouvelle-Calédonie tiendra sa troisième session de l’année. Au total, huit affaires seront examinées par la cour et les jurés, dont deux dossiers de meurtre, deux de coups mortels et quatre de viol. Des faits qui se sont déroulés à Nouméa, Bourail, Bélep, Kaala-Gomen ou encore à Wallis-et-Futuna.
Déjà condamné pour viol, il comparaît à nouveau devant les assises
Dix ans plus tard, il reprendra place dans le box de la cour d’assises. Un homme âgé de 29 ans sera jugé du mardi 15 au mercredi 16 septembre pour un viol commis dans la nuit du 28 octobre 2023. Ce jour-là, une soirée alcoolisée est organisée dans une maison de Nouméa au cours de laquelle une femme s’endort sur un canapé. L’accusé se serait alors approché d’elle pendant son sommeil et lui aurait imposé de multiples pénétrations digitales. Alors qu’elle se réveille, pensant qu’il s’agit de son compagnon, l’homme prend la fuite. Elle identifie alors son violeur présumé : il s’agit d’un cousin de son compagnon. Actuellement détenu, il sera jugé en récidive après une condamnation pour viol qui remonte à 2016 devant la cour d’assises des mineurs. Il encourt trente ans de réclusion criminelle. « Il s’agit d’un homme au passé pénal très lourd malgré son jeune âge », précise Pierre-Yves Michau, avocat général près la cour d’appel de Nouméa.
Sa femme le quitte, il la séquestre et l’abuse sexuellement
Du jeudi 17 septembre au vendredi 18 septembre, un homme de 31 ans, actuellement en détention provisoire, fera face à la cour et aux jurés pour répondre d’un viol commis sur son ex-femme, à Bélep, qui lui fait encourir la peine de vingt ans de réclusion. Les faits remontent à janvier 2023 lorsque la victime annonce à l’accusé la séparation, ce qu’il n’accepte pas. « Il l’a très mal pris, très mal vécu. Pendant cette période, il n’a eu de cesse de le harceler par téléphone parce qu’il considérait qu’ils n’étaient pas séparés. C’est quelqu’un qui, par le passé, l’avait battue, notamment quand elle refusait d’avoir des relations sexuelles », explique l’avocat général. Un jour de janvier, alors qu’elle était venue au domicile de son ex pour récupérer des affaires, il lui avait interdit de repartir, l’avait retenue sous la contrainte avant de la violer sur le canapé du salon. « Les faits ne sont pas révélés directement après le viol mais à l’occasion d’une audition devant les gendarmes à la suite de faits de violences par son ex-compagnon », précise Pierre-Yves Michau. L’accusé serait, selon lui, « une personne très autoritaire qui considérait sa compagne comme sa chose ».
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

