A l’initiative de la présidente de la province Sud, Sonia Backes, 6 000 jeunes Calédoniens sont conviés aux projections des deux opus du film La bataille de Gaulle, le carton du cinéma français pour 2026. Comme tout est politique, cette initiative est critiquée par certains esprits radicaux qui y voient une « recolonisation » de notre jeunesse. C’est vrai que pour ceux-là , il n’est pas possible d’admettre l’idée que l’on puisse montrer la France sous son visage le plus héroïque, alors ils s’étouffent, vocifèrent et s’égosillent sur les réseaux, dans des termes qui eux n’ont rien de courageux ni d’héroïques. Parce que le grand mérite de ce film est de montrer notre pays comme ceux qui le détestent ne veulent pas qu’on nous le montre, à savoir capable de remonter aux cimes depuis l’abîme dans lequel il a été précipité. Cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose dans cette Nouvelle-Calédonie, jetée dans le gouffre par la CCAT de Christian Tein, et qui cherche à survivre ? C’est peut-être pour cela aussi que de dresser le portrait de héros français en énerve certains ? Dans tous les cas, espérons que les jeunes qui auront assisté aux deux films en tireront des enseignements y compris personnels…
Lucien Lacombe

