La 10e édition du South Pacific Junior Open débute mardi au golf de Tina. Un rendez-vous sur trois jours qui permet aux meilleurs compétiteurs de marquer des points au World Amateur Golf Ranking.
Le South Pacific Junior Open, communément abrégé SPJO par tous les suiveurs du golf calédonien, est bien plus qu’une simple compétition pour les « jeunes ». C’est un tremplin ou du moins un révélateur de talents. Chez les hommes, ces dernières années, Djaïa Darrason et Hugo Koch ont notamment brillé sur leurs terres. Dans la catégorie féminine, on pense évidemment à Mohea Mansbendel, à Émilie Ricaud ou encore à Ariane Klotz, la seule à compter trois victoires sur le SPJO à l’heure actuelle, qui est dorénavant une joueuse professionnelle sur le Ladies European Tour, la première division européenne. Alors, à qui le tour ?
La 10e édition du SPJO débute ce mardi sur le golf de Tina. Un rendez-vous qui réunit les meilleurs jeunes joueurs calédoniens, mais aussi quelques jeunes joueurs extérieurs, heureux de se tester sur les greens nouméens. Cette année, parmi les 49 joueurs alignés au départ, trois « étrangers » seront de la partie : une Australienne, une Tahitienne mais aussi un Métropolitain. Un chiffre en deçà des années précédentes mais qui s’explique notamment par l’absence de Loïc Truet, l’entraîneur calédonien implanté de longue date en Australie, qui n’a pu faire le déplacement cette année en raison d’une nouvelle règle sur les visas étudiants australiens. Mais, et c’est une belle victoire pour le golf calédonien, les trois « étrangers » ont fait le choix de venir d’eux-mêmes. « C’est une grande réussite pour nous. D’habitude, on va taper à gauche et à droite chez nos amis australiens, néo-zélandais ou tahitiens. Là, ils ont fait eux-mêmes les démarches. Cela veut dire que les gens entendent forcément parler du tournoi », savoure Jean-Benoît Pedeutour, le président de la Ligue calédonienne de golf, organisatrice du tournoi.
De grandes ambitions
Car l’intérêt est réel pour les jeunes joueurs, calédoniens ou non, alors que le SPJO permet aux candidats de marquer des points au World Amateur Golf Ranking, une étape forcément importante dans la vie d’un jeune golfeur. L’ambition, quoi qu’il arrive, est grande.
Alors, qui succédera à Hugo Koch et Kalaukia Tapotofarerani ? Chez les femmes, l’Australienne Hannah Thomas et la Tahitienne Tiffany Kong-A-Siou, licenciée à Saint-Cloud, font office de principales favorites alors que les Calédoniennes Barbara Amsallem, championne territoriale en titre, ou encore Lola Alibaud, de retour sur les parcours après avoir délaissé les clubs quelque temps, seront les outsiders. Dans la catégorie masculine, en revanche, si le Français Maxime Jalbert sera évidemment à suivre, les Calédoniens ont une très belle carte à jouer que ce soit Hugo Koch, le tenant du titre qui devra gérer la casquette de joueur et de directeur du tournoi à seulement 21 ans, mais aussi le jeune Auguste Lardin ou encore Nyko Tavergeux, qui avait réalisé un très beau tournoi l’année dernière avant d’être contraint d’abandonner en raison d’une blessure.

Des Cagous dominateurs
Sur les neuf éditions déjà disputées, les Calédoniens ont régulièrement brillé sur leurs terres. Ainsi, sur les dix-huit victoires décernées (filles et garçons), les Cagous n’ont été devancés qu’à cinq reprises : en 2016 par le Néo-Zélandais Tom Parker, en 2018 par l’Australien Nathan Page, en 2023 par l’Australien Billy Dowling et par la Néo-Zélandaise Hunter Edwards ou encore en 2025 par la Tahitienne Kalaukia Tapotofarerani. Côté calédonien, Dylan Benoît (2017), Djaïa Darrason (2019, 2020), Hugo Koch (2021, 2025) et Louis Chazalmartin (2022) ont levé les bras chez les hommes, tout comme Mathilde Guépy (2016), Ariane Klotz (2017, 2018, 2019), Mohea Mansbendel (2020, 2022) et Lola Alibaud (2021) chez les femmes.
C.G.

