Avec moult effets de manche et de déclarations tonitruantes, le Premier ministre du Vanuatu hurle qu’il lui faut Matthew et Hunter, et réclame de la France qu’elle renonce à sa souveraineté sur ces deux îles inhabitées, sinon par les oiseaux. Notre bon Jotham Napat considère même que la rétrocession de ces deux cailloux constituerait l’acte ultime de la décolonisation française des Nouvelles-Hébrides ! Il entend en appeler à la communauté et à la justice internationales pour cela, avec l’appui des frères du FLNKS qui seraient donc prêts à déposséder la Kanaky d’une partie de sa ZEE ! Et tandis que Jotham Napat s’égosille, le Vanuatu appelle la France à l’aide pour retrouver des pêcheurs perdus en mer. Nonobstant les rodomontades du gouvernement ni-vanuatu, le Centre opérationnel de surveillance et de sauvegarde de Nouvelle-Calédonie (COSS-NC) et les FANC ont engagé aussitôt de vastes opérations de recherche, avec un Gardian de notre Marine nationale et un Casa de notre armée de l’Air. La réalité est que Jotham Napat veut s’approprier les deux îlots, alors que le Vanuatu vient de nous administrer la preuve qu’il est incapable d’assurer lui seul la sécurité et le contrôle en mer. Mais tout ça, c’est juste que le gouvernement de Port-Vila cherche à faire une affaire dans l’affaire. En clair, pour détourner l’attention de ses populations sur leur misère quotidienne, le Premier ministre du Vanuatu a créé cette affaire de Matthew et Hunter. Ça occupe les esprits !
Lucien Lacombe

