En termes de lutte contre la délinquance, qu’elle soit de droit commun ou politique, le Mont-Dore est emblématique, et cela demeure un sujet sensible. L’État vient de s’en faire administrer une nouvelle preuve.
La question de la délinquance est un sujet au Mont-Dore, pour deux raisons essentielles. D’abord parce que c’est dans la commune qu’est installée la tribu de Saint-Louis, au sein de laquelle nombre de délinquants se réfugient une fois leur forfait commis ou en sont directement originaires, ensuite et surtout parce que, contrairement à ce que voudraient nous pousser certains et peut-être même l’État, au Mont-Dore plus qu’ailleurs, on n’a rien oublié du processus insurrectionnel du 13 mai. Le traumatisme chez les Mondoriens est encore très vif et très intense, et peut-être que l’État en décidant de lever le « verrou » du Thabor ne l’a pas pris en compte ou a décidé de passer outre.
Il se trouve que concomitamment à la décision de l’État d’alléger le dispositif, un certain nombre de faits ont été commis dans la commune, dont des vols et des caillassages, rien qui ne puisse indiquer que la Nouvelle-Calédonie, et a fortiori le Mont-Dore, étaient pacifiés. Une délinquance encore visible ce week-end, alors que, dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs départs de feu ont une nouvelle fois été enregistrés.
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J.D.


