Une île morte à Ouvéa, une marche à Maré… une population à bout et abandonnée réclame que l’on s’occupe enfin d’elle et que l’on résolve la crise dans laquelle l’ont plongée des comités de coordination coutumière. Les Loyauté, déjà pas en bonne forme, meurent à petit feu, sous les yeux de leurs élus, de l’État et de leurs coutumiers qui n’auraient donc rien à dire ni à redire à ces blocages qui durent depuis cinq mois. Mais il y a 5 mois…. (à part l’État bien sûr) … tout le monde était OK avec ces blocages, non ? Tout le monde réclamait qu’il soit mis fin au transfert à La Tontouta, et qu’importe qu’Air Calédonie y laisse sa peau et que ses salariés se retrouvent sur le carreau, et leurs familles dans le désarroi ! Le transport aux îles, c’est à la fois le tonneau des danaïdes et les travaux d’Hercule… Sauf que maintenant que sont les populations qui payent le prix fort des blocages et des revendications, alors là on hurle que cela ne peut plus durer. Et c’est tout le paradoxe des îles : cette population qui n’en peut plus et qui souffre, soutient néanmoins l’action des comités et approuve l’idée du transfert ! C’est sans doute pour cette raison que personne ne semble avoir quelque chose à dire, en particulier chez les élus des îles qui voudraient sans doute que d’autres à leur place règle la question d’Aircal et de La Tontouta !
Lucien Lacombe



