Arrivé à la présidence du gouvernement en janvier 2025, Alcide Ponga dresse le bilan d’une mandature marquée par de nombreuses difficultés. Il revendique des décisions destinées à préparer l’avenir, tout en reconnaissant que plusieurs dossiers restent inachevés et devront être repris par le prochain exécutif.
À l’heure de conclure son mandat, Alcide Ponga insiste d’abord sur les circonstances dans lesquelles le 18e gouvernement a pris ses fonctions. Après les événements de mai 2024 et l’aggravation de la crise du nickel, la Nouvelle-Calédonie devait composer avec une forte contraction de ses ressources. Le président sortant chiffre à environ 54 milliards de francs la baisse des recettes fiscales enregistrée au moment de son arrivée. À ces difficultés économiques et sociales s’ajoutaient l’instabilité politique et les discussions sur l’avenir institutionnel. « Je ne sais pas s’il y a des gouvernements qui ont été mis en place dans un contexte aussi compliqué que celui-là », résume-t-il.
« Il fallait prendre des décisions compliquées »
Son gouvernement, affirme-t-il, a cherché à répondre aux urgences sans renoncer aux réformes de long terme. « Il fallait, à un moment donné, prendre des décisions qui étaient compliquées pour essayer de projeter la Calédonie vers un avenir qui, selon nous, serait meilleur avec les décisions qu’on aurait prises », explique Alcide Ponga. Il met également en avant le fonctionnement collégial de l’exécutif, malgré les divergences entre indépendantistes et non-indépendantistes. Selon lui, les membres du gouvernement ont généralement su « se retrouver sur l’essentiel ». La situation financière demeure toutefois fragile. Interrogé sur la capacité de la collectivité à terminer l’exercice 2026, le président sortant ne masque pas les incertitudes. Le contrat de désendettement discuté avec l’État devrait, selon lui, contribuer à « passer l’année », mais des ajustements pourraient rester nécessaires. « Il faudra faire des coups de rabot », prévient-il, estimant qu’une nouvelle intervention financière de l’État sera probablement indispensable.
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Ide de La Rochebrochard



