Trois mètres. C’est désormais la distance de sécurité à respecter face à une tortue marine en province Sud. Une règle parmi d’autres qui viennent muscler le code de l’environnement de la collectivité.
Adopté en 2009, le code de l’environnement de la province Sud connaît un nouveau tour de vis. En mars, deux délibérations sont venues modifier trois secteurs clés. Face aux pressions croissantes sur la faune marine, les distances d’approche sont désormais fixées à « 3 mètres » pour les tortues marines, et jusqu’à « 10 mètres » sur les plages de ponte, précise un communiqué. Pendant la période de ponte, le camping est strictement prohibé sur les îlots signalés par un « drapeau triangulaire blanc ». Franchir les barrières protégeant les oiseaux marins sur les îlots est désormais formellement proscrit. Les contrevenants à ces dispositions s’exposent à une amende forfaitaire de 90 000 francs.
Du nouveau pour les pêcheurs
Bonne nouvelle pour les professionnels de la mer : ils peuvent désormais diversifier leurs revenus grâce à une activité agricole secondaire, tant que celle-ci ne dépasse pas « 49 % de leurs revenus annuels globaux ». Le renouvellement de la carte professionnelle se simplifie également. Revers de la médaille : pour les espèces sensibles comme les holothuries, la pêche pourra être suspendue dès le quota d’exportation atteint.
Carrières et défrichement sous surveillance
Les exploitants de carrières gagnent en visibilité, avec une durée d’exploitation qui passe de 10 à 20 ans, mais s’exposent en contrepartie à de nouvelles sanctions administratives. Quant au défrichement, sa définition s’élargit pour englober notamment les grandes fermes photovoltaïques, tout en épargnant les opérations d’utilité environnementale, telles que le reboisement ou l’entretien des cours d’eau. Enfin, les compensations imposées aux grands projets sont renforcées, incluant réintroduction d’espèces et programmes de sensibilisation.
Béryl Ziegler



