Le tribunal correctionnel de Nouméa n’a pas retenu la culpabilité d’un homme de 22 ans poursuivi pour avoir réalisé des inscriptions injurieuses sur la RP1 en novembre 2023. Si son ADN avait été retrouvé sur une bombe de peinture, les juges ont estimé que cet élément ne suffisait pas à le condamner. Le jeune homme a en revanche été reconnu coupable d’avoir participé au caillassage de gendarmes le même jour. Depuis, il a été mis en examen pour complicité de tentative de meurtre sur des militaires lors des émeutes de mai 2024.
L’ADN n’est pas toujours la reine des preuves. Le tribunal correctionnel de Nouméa a prononcé la relaxe d’un jeune homme de 22 ans poursuivi pour avoir peint de grandes inscriptions en jaune et vert — « Nique les Blancs et les gendarmes » — sur la RP1, à hauteur de la tribu de Saint-Louis, au Mont-Dore, le 29 novembre 2023. Son profil génétique avait été retrouvé sur une bombe de peinture abandonnée au bord de la route. Un indice que la défense jugeait insuffisant pour établir qu’il était l’auteur des inscriptions.
« Il a toujours maintenu sa version. Il n’est pas à l’origine de ces inscriptions. Il a confirmé qu’il avait peut-être eu cette bombe de peinture dans les mains, mais il a toujours nié l’avoir utilisée. Ce n’est pas parce que son ADN a été retrouvé dessus qu’il est l’auteur des tags », a plaidé Me Barbara Brunard. Avant d’ajouter : « Mon client n’a absolument rien contre les forces de l’ordre. Sa grande sœur est militaire, sa mère est conseillère municipale du Mont-Dore, son grand-père est policier national et son oncle est policier municipal. »
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



