Tous ont essayé, mais peu ont réussi. Pas même les indépendantistes, puisque si le FLNKS présente une liste « unitaire », ça n’est pas une liste d’union. Car l’union en effet, ça se décrète et ça s’espère plus facilement que ça ne se réalise. On le voit bien dans le foisonnement de listes se réclamant d’autre part ou d’ailleurs, que du clivage indépendance/maintien dans la France et qui, à les en croire, si elles ont tout tenté pour s’unir, n’y sont pas parvenues. Et ce en dépit de nombreuses réunions et rencontres, et surtout de moult ransactions, comme le révélait Alain Descombels dans l’une de ses dernières vidéos. Car pourquoi l’échec ? Simplement parce que, dans ce cas de figure bien connu des politiques, tout le monde veut être le chef en tête de liste, et non le subordonné à des places qui potentiellement pourraient se révéler non-éligibles. Alors autant partir chacun dans son coin, son égo préservé au détriment de l’intérêt général. Le centre (ou la troisième voie, c’est selon), si jamais il avait un écho favorable dans l’opinion, a montré son incapacité à transcender les situations et de ce fait à prétendre à des responsabilités supérieures. C’est ce constat que l’électeur doit tirer au moment du choix : à qui confier la responsabilité de notre Nouvelle-Calédonie meurtrie et fracturée, à ceux qui s’unissent ou ceux qui s’éparpillent ?
Nicolas Vignoles


