C’est une nouvelle étape dans le feuilleton législatif autour du nickel. Mercredi, le gouvernement a adopté un projet de loi du pays modifiant le code minier, ainsi qu’une délibération d’application, afin d’autoriser, à titre dérogatoire, l’exportation de certains minerais issus des réserves géographiques métallurgiques. Le Congrès examinera prochainement ces textes.
Les réserves métallurgiques. Cette thématique vous dit quelque chose ? Normal, ce n’est pas la première fois que la question agite le landerneau politique. Rembobinons le film. Le 3 mars dernier, le Congrès avait adopté (28 voix pour contre 23 contre), non sans heurts, une loi du pays ouvrant cette possibilité d’exportation, après l’introduction d’amendements à l’initiative des Loyalistes. Ce vote en urgence, motivé par l’échéance de l’offre de reprise de l’usine du Sud par le groupe New Battery Metals (NBM), avait provoqué une vive réaction des groupes indépendantistes, qui avaient dénoncé un texte « taillé sur mesure » pour un repreneur privé. Puis le 31 mars, en seconde lecture – à la demande du président de la province Nord, opposé aux exports de minerai des réserves au nom de la « doctrine nickel » – les élus avaient confirmé ce vote (28 voix pour contre 21 contre). Un vote justifié par l’urgence, compte tenu de l’expiration le jour-même de l’offre de reprise de l’usine du Sud. « Très clairement si ce texte n’avait pas été voté, c’était la fermeture de l’usine du Sud », avait commenté la présidente de la province Sud sur les réseaux sociaux après la séance publique.
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Légende photo : Le gouvernement veut permettre aux métallurgistes d’exporter une partie des minerais issus des réserves géographiques métallurgiques, jusqu’ici interdits à l’exportation.
Béryl Ziegler


