Après les politiques, c’est le monde économique qui réagit à la décision des juges d’instruction d’innocenter Christian Tein et les cadres de la CCAT de toute responsabilité dans les émeutes du 13 mai.
Ainsi la CPME-NC (voir le supplément économie de La voix du Caillou), qui dénonce « l’impunité face à la ruine », alors même que « les milliards de francs de dégâts causés aux entreprises, aux commerces, aux ateliers, aux exploitations et aux outils de production sont une réalité incontestable » et qui s’offusque légitimement que « les questions de responsabilité demeurent sans réponse ».
Cette décision n’est pas entendable
Autre réaction, celle du MEDEF, par la voix de son président Bertrand Courte, interrogé par RRB. « Je ne vous cache pas, déclare l’homme d’affaires, que dans les rangs des chefs d’entreprise, aujourd’hui, c’est la stupéfaction, c’est l’incompréhension, la frustration et la colère ». Pour le président du MEDEF, « la justice est en train de nous faire passer le message qu’il n’y a pas de responsable sur ce sujet des émeutes de mai 2024. Ce n’est pas entendable, ce n’est pas acceptable. On ne peut pas aujourd’hui considérer que ce non-lieu devienne un non-responsable ». Pour Bertrand Courte, les émeutes sont le résultat d’une « action coordonnée, préparée, préparée militairement presque », aussi « cette décision de justice n’est juste pas entendable ». Le parquet a fait appel de cette décision des juges d’instruction, ce dont se félicite Bertrand Courte pour qui, « cette période-là ne peut pas rester sans réponse. C’est la plus grande destruction récente de richesse du pays. Je n’ai pas de souvenir que le monde économique ait subi un tel traumatisme. Ça ne peut pas rester sans réponse. Ce n’est pas possible. Donc si les gens qui étaient considérés comme potentiellement responsables de ces émeutes ne le sont pas, à qui revient la responsabilité ? Il y a forcément quelqu’un qui a la responsabilité. Donc qui est-ce ? ».

