A seulement 21 ans, le Français Arthur Géa a remporté le BNC Tennis Open, samedi soir, en dominant l’Autrichien Jurij Rodionov en finale (6-3, 4-6, 7-5). Une ultime rencontre marquée par une longue interruption en raison des conditions météorologiques.
Ses quelques pas de pilou au moment de célébrer sa victoire ne resteront peut-être pas dans les annales. Son sourire et son visage, en revanche, ont très certainement marqué les esprits. Inconnu du grand public à son arrivée sur le Caillou, Arthur Géa s’est fait un nom sur le sol calédonien grâce à sa bonne humeur quotidienne, sa simplicité déconcertante mais, surtout, grâce à une palette technique redoutable. « C’est le futur numéro 1 mondial », glissaient certains spectateurs présents dans les allées du Ouen-Toro en milieu de semaine. Une touche d’humour certes, qui montre bien que le Français a séduit son monde. Arthur Géa, lui, ne se cache pas alors que le trône du tennis mondial est « un objectif ». « J’espère que ça va se réaliser, ce n’est pas forcément une pression, c’est surtout un bonus pour moi », répond-il sobrement.
Il faudra patienter pour connaître la suite de l’histoire. Seule certitude à l’heure actuelle, sur les courts nouméens, personne n’a pu rivaliser face au 241e joueur mondial : l’Argentin Alex Barrena (23 ans, 186e) cédant au premier tour, suivi ensuite par son compatriote Facundo Díaz Acosta (25 ans, 210e), ancien 47e mondial en 2024, par le Canadien Liam Draxl (24 ans, 132e) et par l’Américain Michael Zheng (21 ans, 182e). Un solide parcours qui lui a ouvert les portes de sa première finale en Challenger à 21 ans. Un joli cadeau pour celui qui avait fêté son anniversaire le 2 janvier, juste avant le début de la compétition.
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Claire Gaveau



