« Il faut arrêter de parler, on veut du concret » : à Poindimié, les habitants font entendre leur colère

Considérablement marqués par une hausse des faits d’insécurité, des habitants ont monté un collectif afin de faire entendre leurs voix. Vendredi matin, une réunion avec l’Etat, la gendarmerie et la mairie était notamment organisée.

Ils espéraient probablement se faire entendre et faire bouger les lignes. Mais, quelques heures seulement après cette réunion attendue, Erik Watanabe, l’un des gérants de la boucherie « Les Jumeaux », restait très remonté. « La réunion a été très tendue », glisse-t-il d’abord, évoquant « une population qui est vraiment en détresse sur Poindimié ». La réunion, qui avait été programmée lundi après une mobilisation du collectif devant la mairie et devant la subdivision administrative Nord, s’est déroulée en présence de l’État, de la gendarmerie et de la mairie. Les responsables coutumiers, eux, étaient malheureusement absents. « On veut essayer de nous faire croire des choses, qu’il y a des effectifs en place, que la sécurité dans le village serait renforcée… Mais, vraiment, il n’y a qu’eux qui pensent cela », dénonce cette figure de la commune, qui regrette les « grands mots » et les « grands protocoles en vue des vacances scolaires ». Dans la réalité, en revanche, rien ne bouge si l’on se fie à ses dires. « On a tapé du poing sur la table pour réclamer la venue du Haut-commissaire sur notre commune le plus rapidement possible. On a fait une demande officielle, car on veut discuter avec lui », poursuit-il. Et d’enchaîner : « On en a marre, ça y est. Cela fait trop longtemps qu’on discute à droite et à gauche. Ça n’en finit plus, donc on dit stop. Il faut arrêter de parler, on veut maintenant du concret ».

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Légende photo : Toute la semaine, le Peloton de surveillance et d’intervention à cheval (PSIC) a mené une mission de proximité sur le secteur de Poindimié, avec l’objectif « de renforcer le lien avec la population, de prévenir les atteintes aux biens et de maintenir une présence visible et rassurante ». « On se serait cru au Far West », a ironisé, de son côté, Erik Watanabe.

Claire Gaveau

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