Des rires, des cris de joie, des larmes aussi quelques fois, le spectacle traditionnel qu’offre une jeunesse massée aux portes des lycées pour les résultats du bac. C’est un moment important pour ces garçons et ces filles qui viennent de passer un cap, en dépit du fait que l’examen au fil des ans ait perdu de son aura. Le baccalauréat demeure un rite de passage, un rite initiatique, c’est en cela que la journée d’hier, celle où sont affichés les résultats, marque toute une vie. 70% de ces jeunes l’ont obtenu du premier coup, et nous les félicitons, même si pour eux le parcours est loin d’être achevé. C’est aussi un moment important pour la Nouvelle-Calédonie qui a besoin d’une jeunesse qui fonctionne, qui réussit, qui pense à son avenir autrement que dans la violence et la destruction. Il y a un espoir dans ces nouveaux bacheliers, celui que porte une Nouvelle-Calédonie qui veut construire et se construire, regarder devant elle, et croire qu’un futur, autre que celui qu’ont voulu nous imposer les émeutiers du 13 mai, est encore possible. Alors oui, nous avons pris plaisir à voir ces scènes de liesse autour des panneaux d’affichage, avec l’envie de dire à ceux, rares, qui avaient échoué ou qui sont convoqués au rattrapage, qu’il faut y croire, ne pas baisser les bras, et que l’on a besoin d’eux.
Nicolas Vignoles



