Ce lundi au congrès, les débats sur la consultation des calédoniens aura été l’occasion pour certains de tenir des discours que l’on pensait enfouis dans les heures sombres de l’histoire calédonienne. Des mots qui disent le peu d’envie d’avancer de certains, qui se complaisent dans la parole victimaire, le discours larmoyant et l’indigeance politique. Ainsi Roch Wamytan pour qui « l’État entretient un flou d’apparence artistique, mais diaboliquement calculé, au vu de sa trop vieille expérience de près de 500 ans, ou plus de 500 ans, d’esclavagisme, de colonialisme et d’impérialisme ayant mis en coupe réglé des millions de gens dans le monde ». Le même qui voit la mise en place par l’Etat, donc la France, de stratégies et de principes « qui ne peuvent que conduire notre pays à des lendemains douloureux pour tous ». Alors Wamytan exhorte l’Etat d’arrêter, « arrêtez d’abimer notre civilisation millénaire, a-t-il dit. Vous l’avez suffisamment abîmée en 171 ans de colonisation ». A entendre ça, on demeure médusé, « il est désespérant », me confiait une amie, toute aussi ébahie que moi d’entendre un responsable politique tenir des propos aussi rétrogrades, anachroniques, dépassés, et hors de toute réalité. Mais il est vrai que lorsque l’on n’a pas d’histoire à créer, vaut mieux revisiter l’ancienne.
Nicolas Vignoles Â




