Bougival était connu jusqu’alors pour être la capitale des impressionnistes, la ville commence à se faire un nom dans l’histoire calédonienne. Mais tout reste flou, peu lisible, impressionniste, car chacun sur la toile veut y mettre sa touche de couleur, rendant le tableau quelque peu fouillis. Une ministre qui s’exprime, une mission qui écoute, Macron qui invite, Valls qui critique, des signataires qui réclament, d’anciens signataires qui rejettent, une partie de qui perd-gagne ou de qui gagne-perd dont on ne comprend plus les règles, ni même qui y joue. Et pendant ce temps, nous sommes spectateurs, pour l’heure patients, mais inquiets et interloqués de voir que les partis s’écharpent pour savoir comment et quand nous consulter, se demandant même si notre avis sur Bougival serait bien nécessaire. À ce sujet, un ami m’écrivait, « la population reste suspendue, privée d’arbitrage démocratique, spectatrice d’un théâtre où les actes ne viennent jamais, et où l’on ajuste le décor plutôt que d’affronter la scène ». Les atermoiements politiques autour de Bougival, alors que l’accord suscitait l’espoir, commencent à lasser. Il serait temps que l’on nous dise si oui ou non tout ça a un intérêt, et si l’on peut encore en effet espérer une solution ou s’il faut tout envoyer valser.
Nicolas Vignoles



