Le festival de danse traditionnelle Cia na ton revient en province Nord à la tribu de Bondé les 7 et 8 novembre pour célébrer les 50 ans de Melanesia 2000.
Les 7 et 8 novembre, Cia na ton (« danser la nuit » en Yuanga) fête son grand retour avec une huitième édition placée sous le signe de la mémoire. « C’est la symbolique qui nous a réunis en 2025 : marquer les 50 ans de Melanesia 2000 », explique Jean-Mathias Djaïwe, directeur du Centre Culturel Goa Ma Bwarhat de Hienghène, co-organisateur de l’événement avec le centre Pomémie de Koné. Né en 2007 de l’initiative de Gilbert Tein et Sonia Mala Kondolo, alors directeurs et directrice des deux centres culturels provinciaux du Nord, Cia na ton s’était imposé comme le rendez-vous incontournable de la danse traditionnelle kanak, rythmant la vie culturelle tous les deux ans. Pour ce qui est de l’édition 2025, qui se déroule après une année difficile d’un point de vue économique : « Jusqu’au milieu de l’année, on ne savait pas si on allait maintenir l’événement », confie Jean-Mathias Djaïwe. Grâce au soutien des équipes du service culturel de la province Nord, le pari est tenu. Le choix de Bondé (Ouégoa) n’est pas anodin. C’est ici que les danseurs de l’aire coutumière Hoot ma Whaap se sont préparés pour Melanesia 2000, ce festival fondateur initié en 1975 par Jean-Marie Tjibaou pour affirmer l’identité et valoriser la culture kanak. Une exposition sur ce moment historique accueillera les visiteurs, tandis qu’un forum intitulé « corps en mémoire » permettra d’échanger sur l’évolution de la danse depuis cinquante ans.
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Légende photo : Le point d’orgue de l’événement : observer les danses sous les étoiles lors de la tombée de la nuit. ©Benoit Lutz/Association Poa Boa Vi Thila
Claire Rio-Pennuen




